Captosol® comp.
Sandoz Pharmaceuticals AG
Composition
Principes actifs
Captoprilum, hydrochlorothiazidum.
Excipients
Cellulosum microcristallinum, lactosum monohydricum (45,8 mg dans Captosol comp. comprimés 25/25 mg; 68,7 mg dans Captosol comp. comprimés 50/25 mg), amylum pregelificatum, acidum stearicum, magnesii stearas.
Forme galénique et quantité de principe actif par unité
Captosol comp. 25
Comprimés à 25 mg de captopril et 25 mg d'hydrochlorothiazide. (avec sillon de sécabilité, sécables)
Captosol comp. 50
Comprimés à 50 mg de captopril et 25 mg d'hydrochlorothiazide. (avec sillon de sécabilité)
Indications/Possibilités d’emploi
Hypertension artérielle (à l'exception de l'hyperaldostéronisme).
Captosol comp. est également indiqué chez les insuffisants cardiaques (voir sous «Posologie usuelle»).
La combination fixe est indiquée chez les patients dont la tension artérielle n'est pas suffisamment contrôlée par captopril ou hydrochlorothiazide administrés seuls.
Posologie/Mode d’emploi
Posologie usuelle
Captosol comp. peut se prendre indépendamment des repas, l'effet hypotenseur n'étant pas influencé par les aliments. La posologie doit être adaptée individuellement à la tension du malade. Captosol comp. se prend en général une fois par jour, le matin.
Chez les personnes âgées, les insuffisants rénaux et/ou les hypovolémiques (p.ex. après l'administration de diurétiques), la dose initiale sera faible.
Les malades concernés par les mesures de précaution spéciales devront être étroitement surveillés par un médecin lors de l'instauration du traitement (voir sous «Posologies spéciales»).
La dose journalière maximale est de 150 mg de captopril resp. 50 mg d'hydrochlorothiazide.
Hypertension artérielle
L'administration de la combinaison fixe de captopril et d'hydrochlorothiazide est généralement recommandée après titrage de la dose avec les principes actifs seuls.
Afin d'éviter une hypotension lors de la première prise, on débute le traitement avec ½ ou 1 comprimé de Captosol comp. 25 une fois par jour. On peut ensuite augmenter la dose à 1 comprimé de Captosol comp. 50, une fois par jour le matin pour le traitement d'entretien.
Le comprimé de Captosol comp. 50 à une sillon de sécabilité pour faciliter la prise, et non pour prendre une dose partielle.
Si au bout de 4–6 semaines, la tension est encore trop élevée, on passe au Captosol comp. 50, dont on administre 1 comprimé jusqu'à deux fois par jour. Lorsque l'adaptation au traitement s'est bien réalisée, le médecin peut en général réduire la dose à 1 comprimé de Captosol comp. 25 ou 50 une fois par jour, le matin.
Au besoin, on peut administrer des antihypertenseurs supplémentaires.
Insuffisance cardiaque
Dans l'insuffisance cardiaque, le captopril est utilisé en association avec des diurétiques (on peut au besoin prescrire en plus une préparation digitalique).
En cas d'insuffisance cardiaque, Captosol comp., médicament combiné, ne devrait pas être administré en traitement initial, mais seulement une fois que la relation posologique optimale du captopril et de l'hydrochlorothiazide est établie.
Posologies spéciales
Patients atteints de néphropathies
Chez les malades souffrant d'insuffisance cardiaque avec insuffisance rénale, les prises devront être plus espacées et/ou la dose réduite encore davantage.
Dans l'insuffisance rénale progressive, qui se manifeste par une augmentation des valeurs sériques de l'azote uréique, le traitement devrait être réévalué et une réduction du thiazidique, voire l'arrêt des diurétiques, sont à envisager.
Lors d'une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min et/ou d'un taux de la créatinine sérique de 175 µmol/l (2,0 mg/100 ml) ou plus, Captosol comp. est contre-indiqué en raison de sa teneur en hydrochlorothiazide. Chez ces malades, on aura recours à des diurétiques de l'anse (p.ex. furosémide), voire dans certains cas graves à l'hémodialyse.
Patients âgés hypertendus
Il arrive que les hypertendus âgés réagissent plus fort au captopril que les patients jeunes, ce qui provient en général d'une insuffisance rénale.
Insuffisance hépatique
Une réduction de la dose peut s'avérer nécessaire chez les patients insuffisants hépatiques. L'hydrochlorothiazide doit être administré avec prudence chez les patients présentant des troubles de la fonction hépatique (voir «Mises en garde et précautions»).
Pédiatrie
L'utilisation et la sécurité de Captosol comp. chez les enfants et les adolescents n'ont pas été étudiées.
Contre-indications
Hypersensibilité à la préparation, ses constituants (dont le captopril, l'hydrochlorothiazide) ou un autre inhibiteur de l'ECA (p.ex. s'il y a eu développement d'un œdème angioneurotique lors d'un traitement antérieur avec un inhibiteur de l'ECA), ou encore aux thiazidiques et autres dérivés des sulfonamides.
Les inhibiteurs de l'ECA, y compris Captosol comp. sont contre-indiqués en association avec le sacubitril/valsartan ou le racécadotril en raison d'un risque accru d'angiœdème (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»).
Grossesse et période d'allaitement (voir sous «Grossesse/Allaitement»).
Anurie.
Sténoses des artères rénales: sténose bilatérale ou de l'artère d'un rein solitaire.
L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA ou d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II avec des médicaments à base d'aliskirène est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète sucré ou une insuffisance rénale (DFG < 60 ml/min/1,73 m2).
Mises en garde et précautions
Hypotension
Bien que l'action antihypertensive de Captosol comp. soit généralement bien tolérée, le malade peut quelquefois éprouver des sensations de vertige ou d'étourdissement.
Dans de rares cas, la première dose de captopril a déjà provoqué une hypotension artérielle symptomatique. Chez les hypertendus, le risque d'hypotension est plus grand en cas d'hypovolémie, p.ex. à la suite d'un traitement par les diurétiques, lors d'un régime hyposodé ou après des diarrhées et des vomissements. Une hypovolémie existante doit être compensée avant le début du traitement et il convient d'envisager une dose initiale moins élevée. Chez ces patients, on procédera donc à des contrôles de la tension pendant l'heure succédant à la première prise.
Les insuffisants cardiaques ou les dialysés peuvent également développer une hypotension symptomatique, en particulier dans les cas d'insuffisance grave et lors d'un traitement avec des diurétiques de l'anse à hautes doses, en présence d'une hyponatrémie ou d'une insuffisance rénale. En cas d'hypotension, coucher le patient. Une compensation de l'hypovolémie peut s'avérer nécessaire, soit en faisant boire le patient, soit par l'administration de solution saline physiologique en perfusion intraveineuse. Comme avec tous les autres antihypertenseurs, une diminution trop importante de la tension artérielle peut augmenter le risque d'infarctus du myocarde ou d'accident vasculaire cérébral chez les patients avec une maladie cardiovasculaire ou cérébrovasculaire ischémique. Le traitement avec Captosol comp. peut généralement être poursuivi quand le volume sanguin est suffisant et la tension artérielle est remontée
Chez les insuffisants cardiaques avec une tension normale ou basse, le captopril peut conduire à une baisse supplémentaire de la tension. C'est pourquoi la tension artérielle est à contrôler au cours des premières 60 minutes après la prise initiale. Cet effet prévisible ne constitue pas, normalement, une raison d'arrêter le traitement. Si le patient passe en hypotension après la prise initiale de Captosol comp., cela ne veut pas dire que le phénomène doive se reproduire pendant un traitement prolongé ni que le traitement doive être interrompu. Une faible dose initiale peut réduire la durée d'un effet hypotenseur transitoire éventuel.
Insuffisance rénale
Dans les graves néphropathies, un emploi prudent des thiazidiques s'impose, vu le risque d'azotémie et d'accumulation du médicament dû à l'insuffisance rénale.
Chez les insuffisants rénaux, la dose et/ou la fréquence des prises doivent être réduites en fonction de la gravité de l'insuffisance (voir sous «Posologies spéciales»).
Certains hypertendus sans les symptômes précurseurs d'une néphropathie préexistante accusent une augmentation insignifiante et généralement temporaire de l'azote uréique (BUN) et de la créatinine sérique lorsque le captopril est associé à un diurétique. Une réduction de la dose de Captosol comp. et/ou la substitution à celui-ci de captopril peuvent alors s'avérer nécessaires.
Lors d'abaissement rapide d'une hypertension grave ou ancienne, le taux de filtration glomérulaire peut diminuer transitoirement, ce qui entraîne parfois des augmentations temporaires de la créatinine sérique et de l'azote uréique. Le taux de filtration reste toutefois inchangé dans la plupart des cas.
Insuffisance cardiaque
Lors du traitement à long terme par le captopril, une augmentation durable de l'urée sanguine et de la créatinine sérique de plus de 20% est apparue chez environ 20% des patients insuffisants cardiaques. Moins de 5% de ces patients, surtout ceux souffrant déjà d'une maladie rénale grave, ont dû arrêter le traitement par le captopril à cause de l'augmentation du taux de créatinine.
Protéinurie
Une protéinurie peut survenir, surtout chez les patients souffrant d'une insuffisance rénale ou traités par des doses relativement fortes d'inhibiteurs de l'ECA.
Au cours de certaines études cliniques, une excrétion protéique de plus de 1 g par jour a été notée chez 0,7% des patients traités par le captopril. 90% des patients concernés souffraient déjà d'une maladie rénale et/ou avaient pris du captopril à des doses relativement fortes (>150 mg/jour).
Chez environ un patient sur cinq avec protéinurie, un syndrome néphrotique est apparu. Dans la plupart des cas, la protéinurie a diminué dans les 6 mois (également lorsque le traitement par le captopril a été poursuivi) ou a disparu.
Chez les patients souffrant déjà de maladie rénale, un test de la concentration protéique dans les urines doit être réalisé avant le début du traitement, puis à des intervalles réguliers (bandelettes de test dans la première urine du matin).
Hypertension artérielle rénovasculaire
Lors de néphropathies, la réduction de la tension artérielle par des inhibiteurs de l'ECA peut entraîner une augmentation de l'azote uréique (BUN) et de la créatinine sérique. Dans cette situation, une réduction de la dose de captopril, l'arrêt des diurétiques, ou les deux, s'impose. Chez ces hypertendus, une normalisation de la tension artérielle et, en même temps, le maintien d'une filtration rénale adéquate peuvent s'avérer impossibles.
Captosol comp. est contre-indiqué chez les patients avec une sténose bilatérale des artères rénales ou unilatérale d'un rein seul.
Double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Des données indiquent que l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou de l'aliskirène accroît le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et de diminution de la fonction rénale (y compris insuffisance rénale aiguë).
Un double blocage du SRAA par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA, d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ou de l'aliskirène n'est donc pas recommandée.
Si le traitement par un double blocage est considéré comme absolument nécessaire, celui-ci ne doit être mené que sous la surveillance d'un spécialiste et en assurant des contrôles étroits de la fonction rénale, des valeurs électrolytiques et de la tension artérielle.
Les inhibiteurs de l'ECA et les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II ne doivent pas être utilisés de manière concomitante chez les patients atteints de néphropathie diabétique.
Maladies hépatiques
Les thiazidiques sont à utiliser avec prudence chez les insuffisants hépatiques ou dans les maladies hépatiques progressives, car des changements minimes de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déjà induire un coma hépatique. On ne dispose pas encore d'expérience avec Captosol comp. dans ce type de pathologie. C'est pourquoi l'administration de Captosol comp. à ces patients ne doit avoir lieu qu'après un examen approfondi du rapport bénéfice/risque et sous contrôle des paramètres cliniques et de laboratoire.
Défaillance hépatique
Rarement, un syndrome a été observé sous le traitement par des inhibiteurs de l'ECA: il commence avec un ictère cholestatique et évolue jusqu'en une nécrose hépatique soudaine avec issue éventuellement fatale.
Le mécanisme de ce syndrome reste inconnu. Les patients développant un ictère ou une augmentation significative des enzymes hépatiques sous traitement par un inhibiteur de l'ECA doivent arrêter de prendre ce médicament et être observés médicalement de manière adéquate.
Œdème angioneurotique
Quelques cas d'œdème angioneurotique du visage, des lèvres, de la langue, de la glotte, du larynx ou des extrémités lors d'un traitement avec les inhibiteurs de l'ECA (y compris le captopril) ont été rapportés (voir «Effets indésirables»). Dans ce cas, le traitement est immédiatement suspendu et le patient surveillé attentivement jusqu'à ce que l'enflure ait disparu. Pour ce qui est des enflures limitées au visage, aux lèvres et aux extrémités, on a observé une amélioration après l'arrêt du captopril.
A l'apparition d'œdème angioneurotique menaçant la vie du malade, et impliquant la langue, la glotte et/ou le larynx, des mesures d'urgence sont à prendre: administration immédiate de 0,3–0,5 ml de solution d'adrénaline (1:1000) en injection sous-cutanée avec surveillance de l'ECG et de la tension artérielle, puis administration systémique de glucocorticoïdes.
Les inhibiteurs de l'ECA, y compris Captosol comp. ne doivent pas être administrés avec du sacubitril/valsartan ou du racécadotril en raison d'un risque accru d'angioedème. Chez les patients qui suivent de façon concomitante un traitement par sacubitril/valsartan ou racécadotril, un risque élevé d'angiœdème peut exister.
Un traitement par Captosol comp. doit être initié au plus tôt 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan. Un traitement par sacubitril/valsatrtan doit être initié au plus tôt 36 heures après la prise de la dernière dose d'un traitement par Captosol comp. (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Traitement concomitant avec des inhibiteurs de mTOR (mammalian target of rapamycin; p.ex. le sirolimus, l'évérolimus, le temsirolimus) ou des inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase 4 (inhibiteurs de la DPP4)
Les patients qui suivent simultanément une thérapie avec des inhibiteurs de mTOR ou des inhibiteurs de la DPP4 peuvent présenter un risque accru d'angioedème (p.ex. gonflement des voies respiratoires ou gonflement de la langue, avec ou sans affectation de la respiration, voir «Interactions»).
Réactions anaphylactoïdes aux membranes de dialyse de haut débit/d'aphérèse d'épuration des lipoprotéines
Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées chez des patients traités par hémodialyse avec des membranes de dialyse à haut débit ou aphérèse d'épuration des lipoprotéines de basse densité par adsorption sur sulfate de dextrane. Chez ces patients, l'utilisation d'une autre membrane de dialyse ou d'une autre classe de médicaments doit être envisagée
Réactions anaphylactoïdes lors d'une désensibilisation
Lors d'un traitement par d'autres inhibiteurs de l'ECA, de rares cas de réactions anaphylactoïdes persistantes et menaçant la vie du patient ont été rapportés pendant un traitement de désensibilisation au venin d'hyménoptères. Chez ces patients, ces réactions ont été évitées en interrompant de manière passagère l'administration de l'inhibiteur de l'ECA, mais sont réapparues en cas de nouvelle exposition accidentelle. Par conséquent, la prudence est de rigueur lorsqu'un traitement par un inhibiteur de l'ECA est prévu chez les patients sous thérapie de désensibilisation.
Neutropénie/agranulocytose
Une neutropénie/agranulocytose, une thrombocytopénie et une anémie ont été rapportées chez des patients traités par des inhibiteurs de l'ECA, y compris le captopril. Chez les patients avec une fonction rénale normale et sans autre facteur aggravant, la neutropénie survient rarement. Le captopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez les patients souffrant de maladies vasculaires associées à la collagénose, chez les patients sous immunosuppresseurs, allopurinol et procaïnamide et ceux présentant une association de ces facteurs aggravants, tout particulièrement une insuffisance rénale. Certains de ces patients ont développé des infections graves qui, dans certains cas, n'ont pas répondu à une antibiothérapie intense.
Une formule sanguine différentielle et une numération des globules blancs doivent être effectuées avant et pendant le traitement à des intervalles réguliers (toutes les deux semaines lors des 3 premiers mois de traitement) chez les patients avec insuffisance rénale.
Les patients souffrant de maladies vasculaires associées à la collagénose ou les patients prenant des médicaments exerçant une influence sur les globules blancs ou la réponse immunitaire ne doivent recevoir le captopril qu'après une estimation soigneuse des bénéfices et des risques, tout particulièrement en cas d'insuffisance rénale.
Lors du traitement par le captopril, les patients doivent systématiquement être informés de la nécessité de rapporter les signes éventuels d'une infection (par ex. fièvre, gonflement des ganglions lymphatiques et/ou maux de gorge). Si une infection est suspectée, il faut immédiatement effectuer une numération des globules blancs.
Si une neutropénie (moins de 1000/mm³ de neutrophiles) est diagnostiquée, le captopril et les autres médicaments pris simultanément doivent être interrompus et le patient doit être attentivement observé.
Tumeur cutanée maligne non mélanocytaire
Au cours de deux études épidémiologiques menées sur la base du registre national danois des tumeurs, un risque accru de tumeur cutanée maligne non mélanocytaire (NMSC) de type carcinome basocellulaire et spinocellulaire (BCC et SCC) a été observé en cas d'exposition croissante cumulative à l'hydrochlorothiazide. L'effet photosensibilisant de l'hydrochlorothiazide pourrait être impliqué en tant que mécanisme potentiel dans le développement du NMSC.
Il convient d'informer les patients qui prennent de l'hydrochlorothiazide du risque de NMSC et de leur recommander de contrôler régulièrement l'apparition éventuelle de nouvelles lésions sur leur peau et de consulter immédiatement en présence de toute modification cutanée suspecte. Il convient également de recommander à ces patients le respect de mesures préventives telles qu'une exposition limitée à la lumière solaire/aux UV ainsi qu'une protection solaire adéquate lors de l'exposition, afin de minimiser le risque de cancer cutané. Toute modification cutanée suspecte doit immédiatement faire l'objet d'un examen, le cas échéant au moyen de l'analyse histologique de biopsies. Chez les patients ayant des antécédents de NMSC, l'utilisation d'hydrochlorothiazide peut être remise en question (voir «Effets indésirables»).
Chirurgie/Anesthésie
Lors d'interventions chirurgicales importantes ou pendant une anesthésie au moyen de préparations ayant une action hypotensive, captopril bloque la formation d'angiotensine II secondaire à la sécrétion compensatrice de rénine. Une hypotension artérielle supposée provenir de ce mécanisme peut être corrigée par expansion volémique.
Electrolytes
La surveillance des électrolytes sériques est indiquée en particulier chez les patients âgés, chez les patients avec une ascite à la suite d'une cirrhose du foie ou avec des œdèmes à la suite d'un syndrome néphrotique. Dans ce dernier cas, Captosol comp. ne doit être utilisé que sous surveillance stricte chez les patients normokaliémiques sans signes d'hypovolémie ou d'hypoalbuminémie grave.
Potassium
Les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer une hypokaliémie ou aggraver une hypokaliémie existante. L'inhibition de l'ECA entraîne une diminution de la formation d'angiotensine II et une augmentation de l'activité de la rénine plasmatique. Les concentrations de l'aldostérone dans le sang et l'urine baissent. Associées à une perte de sodium et de liquide, ces manifestations peuvent provoquer une légère augmentation du potassium sérique (en particulier chez les insuffisants rénaux). Une hyperkaliémie, accompagnant un traitement avec des inhibiteurs de l'ECA, a également été observée chez les malades atteints de diabète sucré. Chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale, des suppléments de potassium ou des diurétiques épargnant le potassium tels que la spironolactone, le triamtérène ou l'amiloride, ainsi que d'autres hyperkaliémants potentiels (comme p.ex. l'héparine, le cotrimoxazole, – aussi connu comme triméthoprime/sulfaméthoxazole), sont en général déconseillés, car ils peuvent entraîner des augmentations significatives du potassium sérique. Au cas où les médicaments précités devraient malgré tout être associés à Captosol comp., il faut procéder avec prudence et contrôler fréquemment le potassium sérique. En cas de maladies impliquant une augmentation de la perte de potassium, les thiazides ne doivent être utilisés qu'avec prudence et sous contrôle régulier du potassium sérique.
La correction d'une hypokaliémie est recommandée avant de commencer un traitement par des thiazides. Les suppléments de potassium ne sont à administrer – et avec prudence – que lors d'une hypokaliémie prouvée, étant donné qu'ils peuvent provoquer une augmentation significative du potassium sérique. Un emploi prudent des succédanés potassiques du sel est également de rigueur. La présence simultanée d'une carence en magnésium peut rendre difficile la correction d'une hypokaliémie Les concentrations de potassium et de magnésium doivent être contrôlées régulièrement. Tous les patients recevant des diurétiques thiazidiques doivent être surveillés à la recherche d'un déséquilibre électrolytique.
Sodium
Les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer la survenue d'une hyponatrémie ou aggraver une hyponatrémie préexistante. Celle-ci peut s'accompagner de symptômes neurologiques (vomissements, confusion, apathie). Les diurétiques thiazidiques ne doivent être administrés qu'après avoir corrigé une hyponatrémie préexistante. Une surveillance régulière de la concentration sérique de sodium est nécessaire.
Des modifications pathologiques des parathyroïdes ont été constatées lors d'un traitement à long terme par des thiazides chez certains patients présentant une hypercalcémie et une hypophosphatémie. Les thiazides doivent être arrêtés avant un contrôle de la fonction de la parathyroïde.
Calcium
Les diurétiques thiazidiques diminuent l'excrétion urinaire de calcium et peuvent provoquer une augmentation de la calcémie. Les diurétiques thiazidiques ne doivent être commencés qu'après avoir corrigé une hypercalcémie préexistante ou traité la maladie causale. Une surveillance régulière de la concentration sérique de calcium est nécessaire.
Toux
Une implication des inhibiteurs de l'ECA peut également être envisagée dans le diagnostic différentiel d'une toux (sèche, improductive, réversible après l'arrêt du traitement).
Lithium
Le traitement simultané par le lithium et le captopril n'est pas recommandé (voir «Interactions»).
Autres
Chez les patients avec une transplantation rénale et ceux souffrant d'angio-œdème héréditaire, Captosol comp. ne doit être utilisé qu'avec prudence.
Lors d'abaissement rapide d'une hypertension sévère ou ancienne, le taux de filtration glomérulaire peut s'abaisser transitoirement, ce qui entraîne parfois des augmentations temporaires de la créatinine sérique et de l'azote uréique (BUN). Le taux de filtration reste toutefois inchangé dans la plupart des cas.
Comme pour toute préparation abaissant la résistance vasculaire périphérique, un emploi extrêmement prudent de Captosol comp. est recommandé chez les patients souffrant de sténose aortique.
En raison d'une diminution de la clairance de l'acide urique, Captosol comp. peut augmenter la concentration sérique de l'acide urique, provoquer ou aggraver une hyperuricémie et déclencher des crises de goutte chez les patients prédisposés. L'utilisation de Captosol comp. est donc déconseillée chez les patients présentant une hyperuricémie et/ou une goutte.
Les taux sériques de cholestérol et de triglycérides peuvent augmenter au cours de l'administration de l''hydrochlorothiazide.
Diabète
Dans de rares cas, les inhibiteurs de l'ECA peuvent, chez les patients atteints de diabète sucré, renforcer l'effet hypoglycémiant de l'insuline et des antidiabétiques oraux (sulfonylurées/biguanides) par une amélioration de la tolérance au glucose. Dans ce cas, il peut être nécessaire de procéder à une réduction de la dose du médicament hypoglycémiant, lors de traitement simultané aux inhibiteurs de l'ECA. On a également constaté qu'après l'administration de thiazidiques, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.
Différences ethniques
Comme d'autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, le captopril diminue la tension artérielle moins efficacement chez les personnes de peau noire que chez celles dont la peau n'est pas noire. Ce phénomène peut être dû à la fréquence plus élevée des faibles concentrations de rénine dans la population noire souffrant d'hypertension.
Épanchement choroïdien (choroidal effusion), myopie aiguë et glaucome aigu secondaire à angle fermé
Les médicaments contenant de l'hydrochlorothiazide peuvent provoquer une réaction idiosyncratique qui peut conduire à un épanchement choroïdien avec anomalie du champ visuel, à une myopie passagère et à un glaucome aigu à angle fermé. Les symptômes incluent une diminution subite de la vision ou des douleurs oculaires aiguës, et ils se produisent généralement dans un délai de quelques heures à quelques semaines après le début du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut conduire à une perte définitive de l'acuité visuelle. Le traitement primaire consiste en l'arrêt immédiat du médicament. Si la pression intraoculaire demeure élevée, il convient d'envisager un traitement médical immédiat ou une intervention chirurgicale. Les facteurs de risque de développement d'un glaucome aigu à angle fermé peuvent être des antécédents d'allergie aux sulfamides ou à la pénicilline.
Remarques
Chez les patients à risque, il est particulièrement indiqué de contrôler les électrolytes sériques, la créatinine sérique, l'azote uréique (BUN) et la formule hématologique avant et régulièrement pendant le traitement avec le captopril.
Une analyse des leucocytes sanguins devra être effectuée sans tarder si l'on venait à observer en cours de traitement des symptômes tels que la fièvre, un grossissement des ganglions lymphatiques et/ou des inflammations de la gorge.
Les substances qui augmentent l'activité de la rénine plasmatique (diurétiques) renforcent l'effet antihypertenseur des inhibiteurs de l'ECA, des ARA ou des IDR. La prudence est recommandée lorsque l'on associe un inhibiteur de l'ECA (ou un ARA ou un IDR) à Captosol comp., en particulier chez les patients présentant une hypovolémie. Celle-ci doit tout d'abord être corrigée. Un lupus érythémateux disséminé peut éventuellement être activé sous traitement thiazidique. La survenue de réactions d'hypersensibilité à l'hydrochlorothiazide est plus probable chez les patients allergiques ou asthmatiques.
Lactose
Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
Interactions
Antihypertenseurs
Il peut y avoir un effet de synergie entre le captopril et d'autres antihypertenseurs (par ex. bêtabloquants et inhibiteurs du canal calcique à action prolongée). Une chute marquée de la tension artérielle peut survenir dans l'heure qui suit la première administration de captopril, surtout au début d'un traitement par des diurétiques, en cas de dialyse ou de régime alimentaire très pauvre en sel (voir «Mises en garde et précautions»).
Selon certains rapports parus dans la littérature, une anémie hémolytique se serait produite lors d'emploi concomitant d'hydrochlorothiazide et de méthyldopa.
Médicaments ayant une influence sur le taux sérique de potassium
L'administration simultanée de diurétiques kaliurétiques, de corticostéroïdes, d'ACTH, d'amphotéricine, de carbénoxolone, de pénicilline G, de dérivés de l'acide salicylique ou d'antiarythmiques peut augmenter l'effet hypokaliémiant des diurétiques.
Les patients qui prennent simultanément du cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) peuvent présenter un risque accru d'hyperkaliémie (voir «Mises en garde et précautions»).
Médicaments vasodilatateurs
Aucune donnée n'est disponible sur la prise simultanée de vasodilatateurs et de captopril. C'est pourquoi la nitroglycérine et les autres nitrates utilisés pour le traitement des angines de poitrine ainsi que les autres médicaments avec effet vasodilatateur doivent être, si possible, arrêtés avant le début du traitement par captopril. Si le traitement par ces principes actifs est repris lors du traitement par captopril, la prudence est de rigueur et une diminution de la posologie est éventuellement nécessaire.
Médicaments libérant de la rénine
L'effet du captopril est renforcé par des antihypertenseurs libérant de la rénine. Les diurétiques comme le thiazide peuvent ainsi activer le système rénine-angiotensine-aldostérone.
Médicaments influençant le système nerveux sympathique
Le système nerveux sympathique peut s'avérer très important pour le maintien de la tension artérielle chez les patients traités par des inhibiteurs de l'ECA, seuls ou en association avec des diurétiques.
C'est pourquoi les médicaments exerçant une influence sur l'activité sympathique (inhibiteurs ganglionnaires ou molécules bloquant le système adrénergique) doivent être utilisés avec prudence.
L'utilisation simultanée de bêtabloquants peut renforcer l'effet hypotenseur du captopril mais l'effet global est inférieur à un effet additif.
Double inhibition du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)
Voir la rubrique «Mises en garde et précautions».
Diurétiques (thiazides ou diurétiques de l'anse)
Au début du traitement par le captopril, un traitement précédent par des diurétiques hautement dosés peut conduire à un déficit volumique et un risque d'hypotension (voir «Mises en garde et précautions»). L'effet hypotenseur peut être réduit en arrêtant les diurétiques, en augmentant l'apport de liquides ou de sel ou en débutant le traitement par le captopril avec une dose plus faible. Néanmoins, aucune interaction cliniquement significative n'a été mise en évidence avec d'autres médicaments au cours d'études spécifiques sur le chlorhydrate de thiazide ou le furosémide.
Diurétiques épargneurs de potassium ou préparations de substitution potassique
Les inhibiteurs de l'ECA diminuent la perte de potassium due aux diurétiques.
Les diurétiques épargneurs de potassium (par ex. spironolactones, triamtérène ou amiloride), les préparations de substitution potassique ou les produits de substitution saline contenant du potassium peuvent conduire à une augmentation significative de la concentration sérique du potassium. Lorsqu'une utilisation simultanée est indiquée en raison d'une hypokaliémie avérée, ils doivent être administrés avec prudence et sous un contrôle fréquent de la concentration sérique du potassium (voir «Mises en garde et précautions»).
Lithium
Lors de l'administration simultanée de lithium avec des inhibiteurs de l'ECA, une augmentation réversible de la toxicité et de la concentration sérique du lithium ont été rapportées. L'administration simultanée de diurétiques thiazides peut augmenter la toxicité du lithium. Elle peut augmenter le risque déjà majoré de toxicité du lithium en cas d'administration simultanée de lithium et d'inhibiteur de l'ECA. Le lithium et le captopril ne doivent pas être administrés simultanément. Si cette association s'avère indispensable, il convient de surveiller attentivement la concentration sérique du lithium (voir «Mises en garde et précautions»).
En cas de polyurie induite par le lithium, les diurétiques déploient parfois un effet antidiurétique paradoxal.
Antidiabétiques
Dans de rares cas, les inhibiteurs de l'ECA peuvent renforcer l'effet hypoglycémiant de l'insuline et des antidiabétiques oraux (sulfonylorées/biguanides) chez les patients diabétiques, par le biais d'une amélioration de la tolérance au glucose. Dans de tels cas, une réduction de la posologie du médicament hypoglycémiant lors du traitement par l'inhibiteur de l'ECA peut s'avérer nécessaire.
Antidépresseurs tricycliques/antipsychotiques et antiépileptiques
Les inhibiteurs de l'ECA peuvent renforcer l'effet hypotenseur de certains antidépresseurs tricycliques et antipsychotiques (voir «Mises en garde et précautions»). Une hypotension orthostatique peut survenir.
L'effet hyponatriémiant des diurétiques peut être renforcé par l'administration concomitante de médicaments tels que les antidépresseurs, les antipsychotiques, les antiépileptiques etc. En cas d'utilisation à long terme de ces médicaments, la prudence s'impose.
Allopurinol, procaïnamide, cytostatiques ou immunosuppresseurs
L'administration concomitante de ces préparations avec des inhibiteurs de l'ECA peut augmenter le risque de leucopénie, surtout si ces derniers sont utilisés à des doses supérieures à celles recommandées actuellement.
L'utilisation concomitante de diurétiques thiazidiques (notamment l'hydrochlorothiazide) risque d'accroître l'incidence de réactions d'hypersensibilité à l'allopurinol.
L'utilisation concomitante de diurétiques thiazidiques peut réduire l'excrétion rénale des substances cytotoxiques et augmenter leur effet myélosuppresseur.
L'emploi concomitant de diurétiques peut augmenter le risque d'hyperuricémie et de complications évocatrices de goutte.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens
Il a été rapporté que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les inhibiteurs de l'ECA exercent un effet additif sur l'augmentation de la concentration de potassium sérique et la fonction rénale peut être diminuée. Ces effets sont réversibles en principe. Dans de rares cas, une défaillance rénale aigüe peut survenir, surtout chez les patients dont la fonction rénale est limitée, par exemple les patients âgés ou déshydratés.
L'administration concomitante d'AINS (par ex. dérivés d'acide salicylique, indométhacine) et d'agents Cox-2 sélectifs, ainsi que l'utilisation d'AINS à long terme peut réduire l'effet diurétique et antihypertenseur des inhibiteurs de l'ECA.
Chimie clinique
Le captopril peut entraîner entraîner des résultats faux positifs au test urinaire de l'acétone.
Agents relaxant la musculature squelettique
Les thiazides, notamment l'hydrochlorothiazide, renforcent l'effet des agents relaxant la musculature squelettique, comme par exemple les dérivés de curare.
Digitaliques
Une hypokaliémie ou hypomagnésiémie, effets indésirables possibles des thiazides, peuvent favoriser les arythmies cardiaques dues aux digitaliques.
Amantadine
L'utilisation concomitante de diurétiques thiazidiques peut augmenter le risque d'effets indésirables de l'amantadine.
Anticholinergiques
La biodisponibilité des diurétiques de type thiazidique risque d'être accrue par les anticholinergiques (p.ex. atropine, bipéridène); ce phénomène serait dû apparemment à une diminution de la motilité gastro-intestinale et à un allongement du temps de vidange de l'estomac. Inversement, les médicaments prokinétiques tels que le cisapride peuvent diminuer la biodisponibilité des diurétiques thiazidiques.
Résines échangeuses d'ions
La colestyramine ou le colestipol diminuent la résorption des diurétiques thiazidiques, y compris de l'hydrochlorothiazide. C'est pourquoi il convient d'espacer la prise de l'hydrochlorothiazide de l'administration d'une résine échangeuse d'ions. L'intervalle de temps le plus long possible doit être choisi afin de minimiser les interactions.
Vitamine D
Les diurétiques thiazidiques peuvent réduire la calciurie et l'utilisation simultanée de vitamine D potentialiser l'augmentation de la calcémie.
Sels de calcium
L'association à des diurétiques thiazidiques peut entraîner une hypercalcémie par accroissement de la réabsorption tubulaire de calcium.
Diazoxide
Les diurétiques thiazidiques risquent de majorerl'effet hyperglycémiant du diazoxide.
Alcool, barbituriques et narcotiques
L'administration concomitante de diurétiques thiazidiques et d'alcool, de barbituriques ou de narcotiques peut aggraver une hypotension orthostatique.
Amines hypertensives
L'hydrochlorothiazide peut réduire la réponse aux amines hypertensives telles que la noradrénaline. La pertinence clinique de cette action ne suffit cependant pas à exclure leur utilisation.
Inhibiteurs de mTOR (p.ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus)
Les patients qui suivent simultanément une thérapie avec des inhibiteurs de mTOR peuvent présenter un risque accru d'angioedèmes (voir «Mises en garde et précautions»).
Inhibiteurs de la néprilysine et antagoniste du récepteur de l'angiotensine
En cas d'utilisation concomitante d'un inhibiteur de l'ECA, y compris Captosol comp. et de sacubitril/valsartan ou de racécadotril, un risque accru d'angiœdème peut exister (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).
Inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase 4 (inhibiteurs de la DPP4)
L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'ECA et d'inhibiteurs de la DPP4 peut conduire à un risque accru d'angioedèmes (voir «Mises en garde et précautions»).
Lors d'utilisation chez des patients traités par des inhibiteurs de l'ECA de certaines membranes pour l'aphérèse des LDL au sulfate de dextrane, on a rapporté des réactions d'hypersensibilité (réactions anaphylactoïdes).
Grossesse, allaitement
Lors d'études effectuées sur des animaux, on a observé que Captosol comp. nuit au développement du foetus. Ce médicament est contre-indiqué chez les femmes enceintes ou qui pourraient le devenir. L'éventualité d'une grossesse devrait par conséquent être exclue avant le début d'un traitement avec Captosol comp.
Administrés pendant le deuxième ou le troisième trimestre de la grossesse, les inhibiteurs de l'ECA peuvent provoquer de graves lésions ou la mort du foetus. Chez une femme sous Captosol comp. qui constate qu'elle est enceinte, le traitement sera suspendu le plus rapidement possible, car le captopril et les thiazidiques traversent le placenta.
Tous les nouveau-nés ayant été exposés à ce médicament avant la naissance doivent être examinés en vue d'un contrôle de la diurèse, de la kaliémie et de la tension artérielle.
Le captopril et les thiazidiques passent dans le lait maternel. Si un traitement avec Captosol comp. s'impose, la patiente devra cesser d'allaiter.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines
Une diminution de la pression sanguine peut avoir pour conséquence une baisse de la capacité de concentration et de réaction, et donc p.ex. de la capacité à participer activement au trafic routier et à utiliser des machines. Cet effet est plus susceptible d'apparaître en début de traitement ainsi que lors de prise simultanée d'alcool.
Effets indésirables
Fréquences
Très fréquent (≥1/10), fréquent (<1/10, ≥1/100), occasionnel (<1/100, ≥1/1000), rare (<1/1000, ≥1/10'000), très rare (<1/10'000), cas isolés (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Effets indésirables des différents principes actifs de Captosol comp.
Captopril:
Les effets indésirables cliniquement pertinents survenus sous un traitement par le captopril sont classés par catégorie d'organes et listés en fonction de leur fréquence.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rare: modification de la formule sanguine, y compris une diminution de la concentration en hémoglobine, de l'hématocrite, de la numération des thrombocytes ou des leucocytes, dans les cas extrêmes pancytopénie ou agranulocytose (tout particulièrement en cas de maladie auto-immune, de prise d'immunosuppresseurs et de troubles de la fonction rénale).
Très rare: anémie, thrombocytopénie, neutropénie, éosinophilie (dans des cas isolés avec test ANA positif), augmentation de la vitesse de sédimentation des plaquettes sanguines.
Affections du système immunitaire
Occasionnel: œdème angioneurotique, réactions d'hypersensibilité.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnel: anorexie.
Très rare: hyperkaliémie, hypoglycémie (voir «Mises en garde et précautions»). Des augmentations du BUN, et de potassium sérique et une hyponatrémie ont été rarement observées; ces affections étaient réversibles après l'arrêt du médicament, chute de la concentration sérique de sodium.
Affections psychiatriques
Fréquent: troubles du sommeil.
Très rare: confusion, symptômes dépressifs.
Affections du système nerveux
Fréquent: mal de tête, troubles de la sensibilité gustative (dépendants de la fonction rénale et de la posologie) réversibles après réduction de la dose, étourdissements, fatigue.
Occasionnel: paresthésies.
Rare: somnolence.
Très rare: événements cérébrovasculaires, y compris accident vasculaire cérébral, insuffisance cérébrovasculaire et syncope.
Affections oculaires
Très rare: vision trouble.
Affections cardiaques
Occasionnel: tachycardie ou tachyarythmie, angine de poitrine, palpitations.
Très rare: arrêt cardiaque, choc cardiogénique, infarctus du myocarde.
Affections vasculaires
Occasionnel: hypotension orthostatique, pâleur, flush.
Rare: vasculite, aggravation de la symptomatologie de Raynaud dans des cas isolés.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: toux sèche (voir «Mises en garde et précautions») et dyspnée.
Très rare: bronchospasme, rhinite, pneumonie éosinophile.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: nausées, vomissements, troubles gastriques, douleurs abdominales, diarrhées, constipation, sécheresse buccale, ulcère gastroduodénal.
Rare: stomatite/ulcérations avec aphtes, angio-œdèmes intestinaux (voir «Mises en garde et précautions»).
Très rare: glossite, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Très rare: altération de la fonction hépatique et cholestase (y compris jaunisse), hépatite, y compris nécrose, augmentation des enzymes hépatiques et de la bilirubine.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent: éruption cutanée souvent associée à des démangeaisons (dépendante de la fonction rénale et de la posologie), réversible après réduction de la dose, alopécie.
Occasionnel: œdème angioneurotique sur le visage, les extrémités, les lèvres, la langue, la glotte et/ou le larynx (voir «Mises en garde et précautions»).
Très rare: urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, photosensibilité, érythrodermie, réactions pemphigoïdes et dermatite exfoliante.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Très rare: myalgie, arthralgie, myasthénie.
Affections du rein et des voies urinaires
Rare: insuffisance rénale, notamment défaillance rénale, polyurie, oligurie, protéinurie, néphrite intestinale.
Très rare: syndrome néphrotique, protéinurie, créatinine sérique augmentée.
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnel: douleurs thoraciques.
Très rare: impuissance, gynécomastie.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Occasionnel: épuisement, malaise.
Très rare: fièvre.
Hydrochlorothiazide
Affections hématologiques et du système lymphatique
Rare: thrombocytopénie, parfois avec purpura, anémie aplastique.
Très rare: leucopénie, agranulocytose, myélosuppression et anémie hémolytique.
Affections du système immunitaire
Très rare: réactions d'hypersensibilité, vascularite nécrosante.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Très fréquent: hypokaliémie (surtout à hautes doses) et augmentation des lipides sanguins.
Fréquent: hyponatrémie, hypomagnésiémie et hyperuricémie, perte d'appétit.
Rare: hypercalcémie, hyperglycémie, glycosurie, aggravation d'un métabolisme diabétique.
Très rare: alcalose hypochlorémique.
Affections psychiatriques
Rare: troubles du sommeil.
Affections du système nerveux
Rare: céphalées, vertige ou étourdissements, dépression et paresthésies.
Affections oculaires
Rares: xanthopsie, vision trouble temporaire.
Cas isolés: myopie aiguë, glaucome aigu à angle fermé secondaire et épanchement choroïdien (choroidal effusion).
Affections cardiaques
Rare: arythmies cardiaques.
Affections vasculaires
Fréquent: hypotension orthostatique.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Très rare: troubles respiratoires, y compris pneumonie et œdème pulmonaire.
Affections gastro-intestinales
Fréquent: légères nausées et vomissements.
Rare: douleurs abdominales, constipation, diarrhée.
Très rare: pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Rare: cholestase intrahépatique ou ictère.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent: urticaire et autres exanthèmes, notamment érythème, parfois associés à du prurit.
Rare: réaction de photosensibilité.
Très rare: épidermolyse aiguë toxique, réactions semblables à un lupus érythémateux et réactivation d'un lupus érythémateux disséminé.
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)
Fréquence inconnue: tumeur cutanée maligne non mélanocytaire [NMSC] (carcinome basocellulaire [BCC] et carcinome spinocellulaire [SCC]).
Description de certains effets indésirables
Tumeur cutanée maligne non mélanocytaire (BCC et SCC): sur la base des données disponibles issues d'études épidémiologiques, une relation entre l'exposition à l'hydrochlorothiazide et le développement de NMSC, dépendante de doses cumulatives, a été observée (voir «Mises en garde et précautions» et «Propriétés/Effets»).
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Cas isolés: contractures musculaires.
Affections du rein et des voies urinaires
Rares: créatinine sérique augmentée.
Cas isolés: défaillance rénale, troubles de la fonction rénale.
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquent: dysfonction érectile.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
Cas isolés: pyrexie, sensation de faiblesse.
Effets indésirables de la combinaison dans Captosol comp.
Dans la majorité des cas, les effets indésirables observés sont bénins et passagers, et le traitement ne doit pas être suspendu.
Les effets secondaires suivants ont été attribués à Captosol comp. et sont classés selon leur fréquence.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Occasionnel: éosinophilie (dans des cas isolés, avec test ANA positif).
Rares: hypokaliémie.
Très rare: modifications de la formule hématologique, comme une chute des leucocytes, voire, dans les cas extrêmes, une pancytopénie, (surtout chez les sujets) souffrant d'une maladie auto-immune et sous immuno-suppresseurs.
Affections psychiatriques
Symptômes dépressifs et troubles du sommeil.
Affections du système nerveux
Fourmillements et sensation d'engourdissement des membres (paresthésies), céphalées.
Affections oculaires
Vision trouble.
Affections cardiaques
Occasionnel: vertiges et sensation de fatigue dus à l'hypotension.
Rare: hypotension orthostatique, tachycardie (surtout chez les patients hypovolémiques), syncope. Des augmentations subites (rebound) de la tension artérielle n'ont pas été observées après l'arrêt du traitement.
Très rare: complications cardiovasculaires (par ex. douleurs thoraciques, palpitations, arythmies cardiaques, angine de poitrine, infarctus du myocarde, AVC) en raison d'une chute marquée de la tension artérielle (particulièrement chez les patients avec une maladie cardiaque coronarienne ou des problèmes de circulation cérébrale), aggravation du syndrome de Raynaud.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: toux sèche non productive (0,5-2%).
Rare: rhinite, bronchospasme.
Très rare: œdème angioneurotique sur le visage, les lèvres, la langue, la glotte, le larynx ou les extrémités.
Dans ces cas-là, le traitement doit être immédiatement suspendu et le patient surveillé de près jusqu'à ce que l'enflure ait disparu. Lorsque l'enflure était limitée au visage, aux lèvres et aux extrémités, l'état du malade s'améliorait en général après l'arrêt de Captosol comp.
A l'apparition d'oedèmes angioneurotiques menaçants pour la vie du malade, et impliquant la langue, la glotte et/ou le larynx, des mesures d'urgence sont à prendre: administration immédiate de 0,3–0,5 ml de solution d'adrénaline (1:1000) en injection sous-cutanée avec surveillance de l'ECG et de la tension artérielle, puis administration systémique de glucocorticoïdes.
Cas isolés: détresse respiratoire.
Affections gastro-intestinales
Occasionnel: troubles gastro-intestinaux.
Cas isolés: bouche sèche, pancréatite.
Affections hépatobiliaires
Rare: cholestase secondaire.
Très rare: élévation du taux des enzymes hépatiques.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Fréquent: éruptions cutanées souvent prurigineuses (4–7%, selon la fonction rénale et la posologie), troubles de la gustation (2–4%, également selon la fonction rénale et la posologie). Ces symptômes sont généralement réversibles lorsque le traitement dure plus longtemps, et que la dose initiale est maintenue ou réduite. Les éruptions cutanées peuvent être traitées avec des antihistaminiques.
Rare: pemphigus et syndrome de Stevens-Johnson.
Cas isolés: chute des cheveux, érythème polymorphe.
Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif
Cas isolés: myalgie.
Affections du rein et des voies urinaires
Rare: pancréatites et augmentation du calcium, protéinurie (surtout lors d'une néphropathie préexistante), syndrome néphrotique.
Augmentation de l'azote uréique et de la créatinine sérique, le plus souvent chez les insuffisants rénaux (voir sous «Mises en garde et précautions»). Celle-ci est réversible après l'arrêt du médicament.
Cas isolés: hypokaliémie, hyponatrémie, hypomagnésémie, hyperuricémie.
Affections des organes de reproduction et du sein
Cas isolés: impuissance.
Effets indésirables particuliers
Quelques rapports mentionnent un syndrome avec fièvre, myalgies, arthralgies, néphrite interstitielle, vasculites, éruptions cutanées ou autres modifications dermatologiques, éosinophilie et augmentation de la vitesse de sédimentation.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.
Surdosage
On ne dispose pas d'expérience avec les effets d'un surdosage de. Un traitement d'appui et symptomatique est recommandé.
Les signes d'intoxication suite à un surdosage peuvent comprendre: choc, stupeur, défaillance rénale, vertiges, nausées, somnolence, hypovolémie, hypotension grave et déséquilibres électrolytiques accompagnés d'arythmies cardiaques et de spasmes musculaires.
L'effet probable d'un surdosage est une hypotension artérielle. En cas d'hypotension artérielle, le patient doit être placé en position de choc et recevoir rapidement une substitution volumique et saline. Un traitement par l'angiotensine II doit être envisagé. La bradycardie ou les réactions vagales marquées doivent être traitées par l'administration d'atropine. La pose d'un pacemaker peut être envisagée. Le captopril peut être éliminé de la circulation sanguine par dialyse. Lors de l'emploi chez des patients sous inhibiteurs de l'ECA de certaines membranes d'hémodialyse (p.ex. les membranes de polyacrylnitrate-métalylsulfonate), des réactions d'hypersensibilité (réactions anaphylactoïdes) ont été observées dans le cadre de la dialyse.
Lorsque la prise de la préparation est récente, des mesures visant à la prévention de l'absorption (par ex. lavage d'estomac, administration d'adsorbants et de sulfate de sodium dans les 30 minutes suivant la prise) et à l'accélération de l'élimination doivent être initiées. La déshydratation, les troubles du bilan électrolytique, le coma hépatique et l'hypotension devraient être abordés par un traitement standard.
Propriétés/Effets
Code ATC:
C09BA01
Groupe pharmacothérapeutique: inhibiteurs de l'ECA et diurétiques
Mécanisme d'action/pharmacodynamique
Captopril
Le captopril, un dérivé de la proline, est un inhibiteur spécifique compétitif de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ECA) catalysant la transformation de l'angiotensine I (A I) en angiotensine II (A II) dans le système rénine-angiotensine-aldostérone (système RAA). L'inhibition de l'ECA provoque une réduction de l'A II et par là une vasodilatation et une diminution de la sécrétion d'aldostérone par la corticosurrénale (voir sous «Mises en garde et précautions: Electrolytes sériques»). La diminution de la sécrétion d'aldostérone conduit à une légère augmentation de la concentration sérique du potassium ainsi qu'à une perte simultanée de sodium et de liquides.
Une augmentation de la concentration de la bradykinine ou de la prostaglandine E2 pourraient également jouer un rôle dans l'action du captopril, étant donné que le captopril peut inhiber la dégradation de la bradykinine, peptide à effet vasodilatateur (l'ECA est identique à la bradykininase).
Le captopril est efficace à la fois comme antihypertenseur et pour le traitement de l'insuffisance cardiaque.
Les effets positifs du captopril sur l'hypertension et l'insuffisance cardiaque semblent reposer avant tout sur l'inhibition du système RAA.
Le plus grand effet thérapeutique de la dose administrée du captopril est généralement atteint après 4–6 semaines.
Chez l'hypertendu, il diminue la résistance vasculaire périphérique, l'index cardiaque restant inchangé ou étant augmenté.
Des études menées chez des patients avec insuffisance cardiaque grave montrent par ailleurs qu'un traitement avec des inhibiteurs de l'ECA peut prolonger la durée de survie.
Chez des patients présentant une insuffisance cardiaque congestive, on a observé que l'irrigation cérébrale augmente ou reste constante après administration de captopril, en dépit de la baisse de la tension, ce qui peut être important dans la première phase du traitement, où il y a risque d'hypotension artérielle.
Hydrochlorothiazide
L'hydrochlorothiazide appartient à la classe des benzothiadiazines (diurétiques thiazidiques). Les diurétiques thiazidiques agissent essentiellement au niveau du tubule rénal distal (segment cortical de dilution) où ils inhibent la réabsorption de NaCl (en s'opposant au cotransport de Na+ et de Cl-) et en favorisant la réabsorption de Ca2+ (par un mécanisme inconnu). L'excrétion accrue de Na+et d'eau vers le tube collecteur cortical et/ou un flux augmenté conduit à une sécrétion et à une excrétion plus importantes de K+ et H+.
Chez les patients dont la fonction rénale est normale, il suffit de 12,5 mg d'hydrochlorothiazide pour provoquer la diurèse. Il en résulte une augmentation de l'excrétion urinaire de sodium et de chlorure ainsi qu'un accroissement du potassium urinaire à moindre degré, les deux étant dose-dépendants. L'effet diurétique et natriurétique apparaît en 1 à 2 h après l'administration orale, est maximal au bout de 4 à 6 h et peut durer 10 à 12 h.
La diurèse induite par les thiazidiques entraîne d'abord une diminution du volume plasmatique, du débit cardiaque et de la tension artérielle systémique. Il est possible que le système rénine-angiotensine-aldostérone soit activé. Lors d'administration continue, l'effet hypotenseur est maintenu, grâce sans doute à la baisse de la résistance vasculaire périphérique; le débit cardiaque revient aux valeurs initiales avant traitement, une légère réduction du volume plasmatique demeure et l'activité de la rénine plasmatique peut être accrue.
Lors d'administration au long cours, l'effet antihypertenseur de l'hydrochlorothiazide dépend de la dose entre 12,5 mg et 50-75 mg/jour. L'effet maximal est atteint avec 50 mg/jour chez la plupart des patients.
Une posologie quotidienne supérieure à 50 mg/jour accroît le risque des effets indésirables métaboliques et son intérêt thérapeutique ne se manifeste que rarement.
Comme les autres diurétiques, l'hydrochlorothiazide en monothérapie permet de contrôler la tension artérielle chez 40-50% des patients présentant une hypertension discrète à modérée. On a constaté qu'en général les personnes âgées et les sujets de race noire répondent particulièrement bien au traitement diurétique de première intention.
L'association à d'autres antihypertenseurs potentialise l'effet hypotenseur et il est possible ainsi d'obtenir une baisse tensionnelle supplémentaire chez une proportion importante de patients pour lesquels la monothérapie s'est avérée insuffisante.
Les diurétiques thiazidiques, dont Captosol comp., réduisent l'excrétion de Ca2+; c'est pourquoi on les emploie pour prévenir les récidives rénales de lithiase oxalique. On a constaté un contenu minéral osseux significativement plus élevé chez les patients recevant des diurétiques thiazidiques au long cours par rapport aux sujets non traités.
De même, on a observé que les thiazidiques à long terme chez le sujet âgé contribuent à diminuer nettement le risque de fracture du col fémoral et donc à faire baisser de façon significative la fréquence d'une complication clinique grave de l'ostéoporose.
Dans le diabète insipide néphrogénique, l'hydrochlorothiazide réduit le volume urinaire tout en augmentant l'osmolalité des urines.
Tumeur cutanée maligne non mélanocytaire (NMSC): sur la base des données disponibles issues d'études épidémiologiques, une relation entre l'exposition à l'hydrochlorothiazide et le développement de NMSC, dépendante de doses cumulatives, a été observée. Une étude a inclus une population de 71'553 cas de BCC et 8'629 cas de SCC ainsi que les 1'430'883 et 172'462 témoins respectivement.
Une forte exposition à l'hydrochlorothiazide (dose cumulative ≥50'000 mg) était associée à un risque relatif ajusté (RR) de 1.29 (IC à 95%: 1.23-1.35) pour le BCC et de 3.98 (IC à 95%: 3.68-4.31) pour le SCC. Une relation dose cumulative-effet nette a été observée tant pour le BCC que pour le SCC. Une autre étude a montré une relation possible entre l'exposition à l'hydrochlorothiazide et le carcinome de la lèvre (SCC): 633 cas de carcinomes de la lèvre ont été comparés aux 63'067 témoins respectifs, au moyen de la stratégie «Risk Set Sampling». Une relation dose cumulative-effet a été démontrée avec une augmentation du RR ajusté de 2.1 (IC à 95%: 1.7 – 2.6) à 3.9 (IC à 95%: 3.0 – 4.9) en cas de dose cumulative élevée (≥25'000 mg) et à 7.7 (IC à 95%: 5.7 – 10.5) en cas de dose cumulative la plus élevée (≥100'000 mg) (voir «Mises en garde et précautions»).
Efficacité clinique
Aucune donnée.
Pharmacocinétique
Absorption
Le captopril de même que l'hydrochlorothiazide sont rapidement résorbés dans le tube digestif, les concentrations sériques maximales du captopril étant généralement atteintes 30–60 minutes après la prise. La préparation commence en général à agir déjà au bout de 15–30 minutes. L'action atteint un maximum après 60–90 minutes. L'élévation de la dose entraîne davantage une augmentation de la durée qu'une augmentation de l'intensité de l'action thérapeutique. Si le comprimé est pris avec les repas, la résorption est retardée sans que «l'aire sous la courbe plasmatique» (AUC) ne s'en trouve modifiée pour autant.
L'absorption de l'hydrochlorothiazide correspond à environ 70% d'une dose administrée sous forme de comprimés. Les variations de l'absorption en fonction de la prise à jeun ou aux repas, ont peu de signification sur le plan clinique. L'absorption de l'hydrochlorothiazide est réduite chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque congestive.
Après administration orale de doses uniques de 12,5/25/50 ou 75 mg, les pics plasmatiques moyens sont de 70, 142, 260 et 376 ng/ml respectivement, en moyenne 2 h plus tard. Dans les limites thérapeutiques, la disponibilité systémique de l'hydrochlorothiazide est proportionnelle à la dose.
L'administration continue ne modifie pas le comportement pharmacocinétique de l'hydrochlorothiazide. Après un traitement de 3 mois avec 50 mg/d d'hydrochlorothiazide, aucune différence n'est apparue quant à l'absorption, l'élimination ou l'excrétion par rapport à un traitement plus court. L'administration itérative de 75 mg/d d'hydrochlorothiazide pendant six semaines p.ex. a produit des taux plasmatiques moyens à l'état d'équilibre (Cmoyenne) de 111 ng/ml.
Distribution
Dans l'organisme, le captopril se présente principalement sous sa forme libre. La liaison aux protéines plasmatiques est d'env. 25–30%.
La plupart des études effectuées sur l'animal prouvent que le captopril ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique en quantités significatives.
La concentration du captopril dans le lait représente env. 1% de sa concentration dans le sang maternel.
L'accumulation d'hydrochlorothiazide dans les érythrocytes est maximale environ 4 h après l'administration orale. Au bout de 10 h, la concentration érythrocytaire est approximativement 3 fois plus élevée que celle que l'on mesure dans le plasma. Une liaison de l'hydrochlorothiazide aux protéines plasmatiques d'environ 40 à 70% a été rapportée et le volume de distribution apparent est estimé à 4-8 l/kg.
L'hydrochlorothiazide franchit la barrière placentaire et atteint, dans la veine ombilicale, des concentrations proches de celles du plasma maternel. Il se produit également une accumulation de la substance active dans le liquide amniotique, qui peut être jusqu'à 19 fois supérieure au taux plasmatique mesuré dans le sang veineux ombilical. L'hydrochlorothiazide passe dans le lait maternel. Pour environ 600 ml de lait par jour, le nourrisson n'absorbe pas plus de 0,05 mg d'hydrochlorothiazide.
Métabolisme/Elimination
Alors que le captopril libre a une demi-vie d'env. 2 heures, le captopril total responsable de l'action antihypertensive est éliminé beaucoup plus lentement, avec une demi-vie d'env. 7 heures. Le captopril libre et le captopril total sont éliminés essentiellement par les reins: 95% de la dose de captopril résorbée après administration orale sont retrouvés dans l'urine dans les 24 heures qui suivent, dont 40–50% sous forme inchangée, le reste principalement sous forme de disulfure.
La demi-vie d'élimination plasmatique se situe en moyenne entre 6 et 15 h dans la phase terminale de l'élimination.
60 à 80% d'une dose orale unique sont excrétés dans les urines en l'espace de 72 h, 95% le sont sous forme inchangée et 4% environ sous forme de l'hydrolysat 2-amino-4-chloro-m-benzènedisulfonamide (ACBS). On peut retrouver jusqu'à 24% d'une dose orale dans les fèces, une quantité insignifiante étant excrétée par voie biliaire.
Comme les deux substances (captopril total et hydrochlorothiazide) ont une demi-vie d'env. 7 heures, leur association paraît adéquate au point de vue pharmacocinétique.
Cinétique pour certains groupes de patients
Patients âgés
Chez le sujet âgé, la concentration d'hydrochlorothiazide à l'état d'équilibre est plus élevée et la clearance systémique notablement réduite par rapport à l'adulte jeune.
Patients souffrant de troubles de la fonction rénale
Un dysfonctionnement rénal entraîne, pour l'hydrochlorothiazide, une augmentation des concentrations plasmatiques maximales moyennes et des surfaces sous les courbes de concentration, ainsi qu'une diminution de l'excrétion urinaire. Chez les insuffisants rénaux légers à modérés, la demi-vie d'élimination moyenne est presque doublée. La clearance rénale de l'hydrochlorothiazide est très nettement diminuée si on la compare aux 300 ml/min environ en cas de fonction rénale normale.
Lors d'insuffisance rénale, les prises doivent donc être plus espacées resp. la dose diminuée (voir sous «Posologies spéciales»).
Patients souffrant d'une maladie hépatique
Les maladies hépatiques entraînant une insuffisance hépatique légère à modérée ne modifient généralement pas la pharmacocinétique de l'hydrochlorothiazide de façon significative.
Données précliniques
Captopril
Les données précliniques issues des études conventionnelles concernant la pharmacologie de sécurité, la toxicité chronique, la génotoxicité et la cancérogénicité n'ont pas mis en évidence de risques pour l'homme.
Les expérimentations animales réalisées avec le captopril lors de l'organogenèse n'ont pas montré d'effets tératogènes. Chez plusieurs espèces, le captopril a cependant conduit à une toxicité fœtale, y compris une mortalité fœtale à la fin de la gestation, un retard de croissance et une mortalité post-natale chez le rat.
Hydrochlorothiazide
Le potentiel mutagène a été étudié dans plusieurs systèmes de tests in vitro et in vivo. Tandis que quelques résultats positifs ont été obtenus in vitro, toutes les études in vivo ont eu des résultats négatifs. Il en a été conclu qu'il n'existe pas de potentiel mutagène important in vivo.
Le contrôle de la toxicité aiguë dans l'expérimentation animale n'a pas révélé des sensibilités particulières et des explorations à long terme n'ont pas indiqué des constatations frappantes, à part un changement d'équilibre d'électrolytes. Les essais à long terme menés avec l'hydrochlorothiazide chez la souris et le rat n'ont pas montré d'augmentation significative du nombre de tumeurs dans les groupes posologiques.
L'hydrochlorothiazide ne s'est pas avéré tératogène et n'a pas eu d'effets sur la fertilité et la conception. Aucun potentiel tératogène n'a été constaté dans les trois espèces animales étudiées ayant reçu des doses au moins dix fois supérieures à la dose recommandée de ~1 mg/kg chez l'être humain. La baisse de prise de poids des jeunes rats allaités a été attribuée à la dose élevée (15 fois supérieure à la dose chez l'être humain) et aux effets diurétiques de l'hydrochlorothiazide ayant des répercussions secondaires sur la production de lait.
Remarques particulières
Influence sur les méthodes de diagnostic
Captosol comp. peut fausser le test de l'acétone dans l'urine (résultat faussement positif); il faut en tenir compte chez les diabétiques.
Stabilité
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.
Remarque concernant le stockage
Conserver dans l'emballage original, à température ambiante (15–25°C) et hors de la portée des enfants.
Numéro d’autorisation
52987 (Swissmedic)
Présentation
Captosol comp. 25: emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité, sécables). [B]
Captosol comp. 50: emballages de 30 et 100 comprimés pelliculés (avec sillon de sécabilité). [B]
Titulaire de l’autorisation
Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz
Mise à jour de l’information
Juillet 2021